Score GEO par secteur en France 2026
Méthodologie du benchmark
Ce benchmark est issu des données collectées par Corerank entre janvier et mai 2026 sur plus de 300 entreprises françaises auditées via le Score GEO. Les secteurs sont représentatifs des secteurs B2B et grands comptes en France. Chaque score est calculé sur 45 signaux répartis en 4 catégories, plus une mesure de citations réelles sur ChatGPT, Perplexity, Gemini et Claude sur un panel de 30 à 60 requêtes sectorielles.
Note méthodologique : les scores sectoriels sont des moyennes pondérées, non des médianes. Les acteurs les plus avancés tirent parfois les moyennes vers le haut — notamment dans la banque où les néobanques ont des scores nettement supérieurs aux banques traditionnelles.
Résultats par secteur
Banque & finance — 48/100
Le secteur bancaire est le plus mature en GEO en France, notamment grâce aux néobanques et banques en ligne (Boursorama, Qonto, N26, Revolut) qui ont des sites nativement bien structurés et des marques fortement présentes sur Wikidata. Les leaders atteignent 65-70/100. Les banques traditionnelles (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale) restent autour de 45-52/100 malgré leur notoriété — leur taille ralentit les optimisations techniques.
SaaS & tech B2B — 44/100
Le secteur SaaS a un profil intéressant : les entreprises tech comprennent vite l'enjeu GEO et implémentent rapidement les signaux techniques. En revanche, beaucoup produisent du contenu orienté features plutôt que du contenu GEO-first (réponses directes, FAQ citables). Les CRM et logiciels RH ont des scores plus élevés que la moyenne SaaS grâce à leur présence forte sur des comparateurs (G2, Capterra) qui alimentent les LLMs.
Assurance — 43/100
Le secteur assurance est en rattrapage rapide. Les assurtech et mutuelles en ligne (Alan, Luko, Lemonade) ont des scores supérieurs à 55/100. Les assureurs traditionnels (AXA, Allianz, Groupama) sont entre 38 et 45/100. L'enjeu principal pour ce secteur : les prospects posent massivement des questions de comparaison à ChatGPT ("quelle mutuelle santé choisir", "meilleure assurance habitation") — les marques absentes perdent ces moments de décision.
Télécoms — 41/100
Les opérateurs télécoms français ont une présence IA correcte grâce à leur forte notoriété de marque (Orange, SFR, Bouygues, Free sont des entités Wikidata bien documentées). Leur handicap principal : des sites complexes avec des architectures JavaScript lourdes qui compliquent l'indexation par les crawlers IA.
Conseil & services B2B — 38/100
Le secteur le plus sous-optimisé par rapport à son potentiel. 73% des cabinets de conseil français n'ont pas de FAQ Schema, 89% n'ont pas de llms.txt. Pourtant c'est le secteur où les prospects utilisent le plus les LLMs pour se renseigner. L'opportunité est massive pour les premiers movers.
Énergie & utilities — 35/100
Les énergéticiens français (EDF, Engie, TotalEnergies) ont une forte notoriété Wikidata mais des sites peu optimisés pour la citabilité GEO. Leurs contenus sont conçus pour informer sur les tarifs et les offres, pas pour répondre aux questions que les LLMs reçoivent de leurs prospects B2B (ETI et grands comptes).
Santé & pharma — 33/100
Le score le plus faible — mais avec des contraintes réglementaires importantes qui expliquent en partie cette position. Les laboratoires pharmaceutiques sont très prudents dans leurs communications publiques. À noter : les plateformes de santé numérique (Doctolib, Qare, Alan Health) ont des scores nettement supérieurs (50-60/100).
Ce que révèlent ces scores sur les signaux manquants
L'analyse transversale des 300+ audits révèle que les déficits les plus courants, tous secteurs confondus, sont :
- 73% des sites n'ont pas de FAQ Schema JSON-LD valide
- 81% des sites n'ont pas de fichier llms.txt
- 67% des marques n'ont pas d'entité Wikidata active ou documentée
- 58% des sites n'ont pas de schema Speakable
- 44% des sites ont des erreurs dans leur Organization Schema
Ces chiffres illustrent l'immaturité globale du marché GEO français — et l'opportunité pour les early movers d'établir une position dominante avant que le marché se structure.